Utopie de l’UE

tour-de-babel

L’Union Européenne est une utopie appelée à mourir après avoir engendré des maux considérables, car toute construction artificielle qui ne repose pas sur la volonté des populations mais sur des règles de plus en plus éloignées de la réalité et de la volonté des gens qui y sont soumis est vouée à l’échec.

Voici un argumentaire au sujet de la pertinence ou non de l’UE :

Margaret Thatcher : « L’Europe n’est pas les États-Unis et ne peut devenir un équivalent européen des États-Unis. Elle ne dispose pas d’une langue, d’une culture, d’une histoire, et de valeurs communes. »
Si les États-Unis furent le résultat d’une évolution, parfois douloureuse, « l’Europe (UE) est le résultat de plans. Elle est, en fait, un projet utopique très classique, un monument à la vanité des intellectuels, un programme dont le résultat inévitable sera l’échec. Seule l’importance des dégâts finaux reste inconnue. »

Margaret Thatcher : N’avons-nous pas tendance à oublier que tant d’idéologies criminelles sont nées en Europe et que, dans l’islamisme radical lui-même, il y a des ingrédients venus de ces idéologies criminelles ? Ne sommes-nous pas atteints presque tous d’une croyance en l’Europe, dont nous avons tendance à oublier la dimension constructiviste ? Avons-nous, sous l’influence pernicieuse de la gauche, oublié que le constructivisme mène toujours au désastre ? Quand le désastre sera patent, comme des enfants incorrigibles, nous compterons sur l’oncle Sam pour nous sortir de là et, comme des enfants à l’âge ingrat, nous ne dirons même pas merci. »

Margaret Thatcher (discours de Bruges, 20 septembre 1988) : L’Europe sera plus forte si elle compte précisément en son sein la France en tant que France, l’Espagne en tant qu’Espagne, la Grande-Bretagne en tant que Grande-Bretagne, chacune avec ses coutumes, traditions et particularités. Ce serait de la folie que d’essayer de les faire entrer dans une sorte de portrait-robot européen.

On connaît la réponse de Margaret Thatcher à Michel Rocard venu plaider devant elle la cause des « États Unis d’Europe » : « Peut-être dans mille ans. » La Dame de Fer, comme à son habitude, faisait preuve de lucidité et marquait son goût pour la liberté.

Charles Beigbeder : Je ne suis pas libéral au sens où beaucoup l’entendent, je ne crois pas que le monde ne soit régi que par les lois du marché. Le libéralisme a sa pertinence mais uniquement dans le domaine de l’avoir, celui qui régit l’échange des biens et services. Dans le domaine de l’être, je suis pour la préservation de notre identité, de notre culture et de nos traditions ainsi que du cadre national dans lequel elles sont transmises au fil des générations. Oui à une économie de marché conquérante et ouverte sur le monde, non à une société de marché qui déboucherait sur une marchandisation des êtres spirituels que sont les personnes et les nations ! Je suis donc un libéral-enraciné ou un patriote défenseur des libertés, partisan d’un État fort mais réduit au domaine régalien. […]

 

La leçon de toutes ces citations peut, nous semble-t-il, se résumer ainsi :

Dans le territoire géographique de l’UE (avec la Turquie ? avec x nouvelles nations trouvant avantageux de s’y intégrer ?), un enfant naît dans une famille donnée appartenant à un pays donné, plus précisément dans une partie d’un pays donné (le canton de Vaud, la Catalogne, …). L’identité de cet enfant, c’est sa langue, son arrière-fond culturel, sa religion (ou sa position par rapport à la religion dans laquelle il baigne depuis tout petit : le son des cloches ou l’appel du muezzin, les bâtiments religieux, le calendrier avec ses jours fériés ou ses périodes de jeûne), c’est son rapport à l’éducation, sa manière de se comporter, d’appréhender les gens de l’autre sexe, etc., etc. Dans toutes ces choses qui font un être humain, l’UE n’apparaît en aucune manière. Personne n’aurait envie de donner sa vie pour sauver cette entité, alors que beaucoup seraient prêts à donner leur vie pour défendre leur pays-patrie, L’UE, c’est un corps étranger qui se manifeste par des règlements et des apparatchiks bien payés et plus ou moins puissants.

Morale de tout cela : l’UE n’a pas d’existence géographiquement définie, pas de langue, pas de religion, pas de coutumes, pas d’histoire, etc. communes à ses habitants. L’UE n’est qu’une construction d’intellectuels et rien de plus… Tout ce magma est aussi artificiel que l’URSS d’antan et il est appelé à éclater comme l’URSS… et seule l’ampleur des dégâts engendrés par ce monstre administratif et réglementaire reste inconnu.

 

Louis Jämes, le 25 avril 2018

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Dix utopies qui ont échoué

 

Le super-État européen n’est qu’une utopie extrémiste comme les autres

10 commentaires

  1. Posté par Damien François le

    Delanda UE! Vive l’Europe!

  2. Posté par barakat le

     » Charles Beigbeder : Je ne suis pas libéral au sens où beaucoup l’entendent, je ne crois pas que le monde ne soit régi que par les lois du marché. Le libéralisme a sa pertinence mais uniquement dans le domaine de l’avoir, celui qui régit l’échange des biens et services. « 
    Charles Beigbeder semble comme la plupart des gens ignorer que le libéralisme est d’abord une philosophie. Ce sont les convictions libérales qui appliquées à l’économie ont donné les théories économiques dites libérales. Mais on a tort de confondre le libéralisme avec les théories économiques qui en découlent. Le libéralisme est en amont de l’économie et concerne les individus et le rôle de l’état dans un projet de société humaine. Les Droits des individus est également en amont des lois que peut promulguer l’Etat. Cela doit alors être inscrit dans la constitution comme – par exemple – celle des USA qui est une constitution d’essence libérale. Les Droits de l’Homme de 1789 sont typiquement d’essence libérale. Le siècle des lumières est le triomphe des idées libérales.
    Pour faire simple, ou du moins rappeler l’essentiel, être libéral est la conviction que le meilleur résultat pour la vie des individus en société ne peut être que celui obtenu par une société composée d’hommes libres (et son corollaire, des hommes responsables), dotés de droits naturels imprescriptibles que sont la liberté, la propriété et la sécurité. Ces droits précèdent donc la création d’une société et son organisation par la mise en place d’un Etat.
    Subsidiairement, j’ajouterai pour ma part le Droit du sang, l’hérédité, qui est aussi le droit à l’identité des personnes. Un droit naturel qui semble aujourd’hui être ignoré pas tant de dirigeants qui en font fi. L’identité est une des formes du droit à la propriété, l’héritage, pas seulement un patrimoine matériel mais aussi intellectuel (génétique, historique, culturel, identitaire).
    Rappelons quand même que les Droits des uns – comme la liberté – sont limités par les Droits des autres. C’est une évidence qu’il est bon de rappeler. Le Droit à la réciprocité en quelque sorte…
    Je pense que comme bien des individus, Charles Beigbeider est donc un libéral qui s’ignore.

  3. Posté par kandel le

    @Raggos « Ça fait déjà plus de vingt ans qu’on nous prédît la fin de l’UE »

    Remarque pertinente+++, un « mort vivant » peut survivre durant des décennies, des siècles, cela n’empêche pas qu’il soit un « mort vivant ».

    L’URSS aurait très bien pu continuer encore longtemps sur sa pente naturelle de « mort vivant » s’il n’y avait pas eu un Gorbatchev qui a voulu réformer le communisme. Il croyait sincèrement qu’il était possible de créer une société communiste qui fonctionne dans un environnement de liberté. Alors là, le château de cartes s’est effondré et tout le monde a pu constater que le communisme c’était du vent (hormis le Goulag et le KGB bien réels).

    Il en ira de même avec l’UE, mais ce château de cartes peut durer encore des décennies, de nombreux bénéficiaires en vivent grassement, ils tiennent à leurs gamelles.

  4. Posté par kandel le

    «L’Enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir. Participation naturelle, c’est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l’entourage. Chaque être humain a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle par l’intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie.»

    SIMONE WEIL (1909-1943), philosophe française auteure de « L’enracinement »
    Cet ouvrage se trouve intégralement ici (accès libre):
    http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/enracinement/enracinement.html

  5. Posté par Antoine de le

    Le problème de l’EU c’est qu’elle manque une fondement spirituel. La civilisation européenne est basée sur la foi chrétienne. Cette foi est la condition sine quoi non de son existence. Mais l’EU est un projet absolument antichrétien. Les bureaucrates bruxellois détruisent ce qui reste du christianisme en Europe au nom de leur utopie matérialiste. Mais quand ce fondement spirituel sera annihilé, toute l’Europe s’effondra. Il est difficile de dire à quoi ses ruines ressembleront, mais la vie sur ses ruines sera horrible.

  6. Posté par Michel Vasionchi le

    Les socialistes pendant des années , ont largement expliqué , les bienfaits de la technocratie Eurocrate ….l’inconvénient c’est que leur novlangue n’est ni audible , ni crédible …car utiliser le sophisme des rhéteurs pour expliquer une utopie !…29 après la chute du mur de Berlin …faut ‘être socialistes dogmatiques pour persister dans l’erreur …!

  7. Posté par Laurent Raggos le

    Ça fait déjà plus de vingt ans qu’on nous prédît la fin de l’UE. Avant l’introduction de l’euro, au moment de la crise grecque, quand l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et autres étaient dans la mouise… J’aimerais bien qu’on en finisse enfin, perso, ça m’arrangerait bien, rien que déjà en ce qui concerne Schengen et ses retombées radioactives… Mais pour le moment, toutes ces « Schadenfreuden », c’est du vent, on voit rien venir. Le bateau est troué de toutes parts mais il flotte!

  8. Posté par kandel le

    Rappels :
    Bernard Le Bouyer (ou Le Bovier) de Fontenelle (né à Rouen le 11 février 1657 et mort à Paris le 9 janvier 1757, est un écrivain et scientifiquefrançais) :
    « Pour trouver la vérité, il faut tourner le dos à la multitude, et savoir que les opinions communes sont la règle des opinions saines, pourvu qu’on les prenne à contre-sens »

    https://www.letemps.ch/suisse/christoph-blocher-nein-change-leurope
    LE TEMPS
    Yves Petignat Publié jeudi 14 juillet 2016
    […] « En trois phrases, Christoph Blocher a défini ce qui sera la recette du succès pour son parti dans les vingt-cinq années à venir: «Seul un gouvernement faible peut nous proposer une perte de souveraineté politique et notre droit à l’autodétermination. Ce traité colonial est indigne d’un peuple libre. Le centralisme bureaucratique bruxellois est insupportable.» Défense de l’exception suisse, euroscepticisme, appel au peuple contre les élites, attaques radicales contre le gouvernement, dénonciation des institutions supranationales, tout est là pour transformer le vieux parti agrarien modéré de centre¬ droit en une nouvelle UDC agressive, devenue unique porte-parole du national¬-populisme. » […]

    […] « Car un demi-siècle plus tard, le négociateur en chef du Traité EEE, le secrétaire d’Etat Franz Blankart, n’en démord pas: «L’échec de l’EEE est dû au Conseil fédéral. Lorsque le matin du 22 octobre 1991, à la fin des négociations, René Felber, annonça que l’objectif du Conseil fédéral était désormais l’adhésion à la CE, j’ai su que nous allions perdre la votation sur l’EEE.» Il devenait impossible de défendre un traité qui pour ses adversaires ne devenait qu’un SAS d’entrée dans l’UE. » […]

    Ueli Maurer, conseiller fédéral, 22.6.2012 : « Aujourd’hui toute personne normalement constituée ne voudrait pas que la Suisse entre dans l’Union européenne. »

    Nigel Farage (parlant de la Suisse):
    «Vous n’êtes pas dans l’UE, petits veinards » Le Matin – 2014-10-05

    « Celui qui a raison 24 heures avant les autres passe pour un fou pendant 24 heures. Yvan Perrin »

    « Celui qui a raison 24 ans avant les autres passe pour un pestiféré pendant 24 ans, … non, pour le restant de sa vie »
    N’est-ce pas Monsieur Blocher ?

  9. Posté par Socrate@LasVegas le

    Excellent article!

    SIGNER L’INITIATIVE « DE LIMITATION »
    JAMAIS D’ACCORD CADRE
    RESILIER SCHENGEN (+ BILATERALES LIEES si nécessaire)
    RESILIER CEDH

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