Djihad et droits de l’Homme  

Plume Auteur Anonyme

De Vautrin, docteur d'État et maître de conférences 

Avec le sanglant attentat de Nice, nous assistons non à une recrudescence de la violence islamique, mais simplement à une manifestation sporadique d’une menace latente et désormais bien installée dans les sociétés ouest-européennes, singulièrement en France. Les gouvernementaux, les institutions d’État comme la DGSI, et bien entendu les hypocrites du CCIF (collectif contre « l’islamophobie » en France), tous relayés par des médias serviles, déclarent sans pudeur qu’ils craignent davantage une réaction de « l’extrême-droite identitaire » que les méfaits des fanatiques musulmans.

Il convient de s’interroger sur les causes de l’assaut islamique contre la vieille Europe. Laissons de côté, comme insanes et indignes d’intérêt, les allégations selon lesquelles il y aurait là le résultat du « racisme ordinaire des Français », une vengeance contre la colonisation, la revanche contre les opérations extérieures de notre Armée et autres billevesées de la propagande. Soulignons que l’islamisme littéral n’est pas plus radical ni violent, mais qu’il l’est tout autant que les textes mêmes qui le fondent, le Coran et la Sunna. Nous assistons à une entreprise de conquête par invasion et subversion, avec recours canonique à la violence prescrite par la tradition musulmane.

Installés dans nos pays, les musulmans font souche, apportant leurs mœurs communautaires et refusant, par-dessus tout, l’intégration dans les pays du dar-el-harb, la « maison de la guerre ». En fait, les véritables identitaires, ce sont eux puisqu’ils opposent ostensiblement et violemment leur identité de membres de la Oumma à l’identité des peuples en voie de subversion. Il me semble inutile de détailler les manifestations de ce phénomène, elles sont connues parce que décrites partout dans les ouvrages, billets et commentaires publiés sur les réseaux de la Réinfosphère. C’est donc bien une guerre de civilisations qui, pour le moment, ne semble guère tourner à notre avantage.

Les autres interrogations sont plus graves : comment avons-nous pu en arriver là ? Pourquoi les gouvernements, et singulièrement celui de Paris, ne désignent-ils pas clairement l’ennemi ? Pourquoi cherchent-ils à le protéger, non seulement en l’occultant, mais en punissant par voie judiciaire tous ceux qui, en paroles ou en actes, résistent à la subversion islamique ? Pourquoi, alors que les services compétents sonnent l’alarme, s’obstinent-ils à laisser béantes les portes du continent à une immigration de conquête, puisque l’on sait très bien que le flot apporte non seulement le prosélyte, mais aussi le djihadiste ?

Les demi-habiles invoqueront la cupidité des industriels, ravis de faire pression sur les salaires en important une main d’œuvre à faible coût, au risque d’installer des communautés quérulentes et violentes qu’il faudrait protéger contre la vindicte légitime des autochtones. On ne peut totalement en écarter l’hypothèse, mais l’on oublie que cette masse d’allochtones est sous-qualifiée et inadaptée au niveau technologique de la production contemporaine. Et le fait est que ces nouveaux venus viennent grossir démesurément la foule des assistés, apportant de surcroît un ressentiment aggravé par un sentiment illusoire de supériorité contrariée. Ils s’en tirent, du reste, par une pirouette : « je perçois des subsides des mécréants, mais ils me sont dus, c’est Allah qui me les donne ! ». N’en doutons pas : les demi-habiles ont à-demi raison, lorsqu’ils invoquent l’intérêt des grands monopoles apatrides (antithèses du capitalisme libéral) et les accusent de détruire les sociétés pour qu’il n’y ait plus de citoyens, mais seulement des producteurs et consommateurs indistincts, interchangeables. Il y a probablement de cela.

Mais il me semble que plus fondamentalement, l’ennemi exploite ce que Louis Pauwels désignait par « sida mental », affectant ce que l’on répugne à appeler les « élites » occidentales et qui peu à peu empoisonne l’ensemble du corps social. On ne peut s’empêcher de songer à cette constatation désabusée de Nietzsche : « c’est dans le rapetissement et l’égalisation de l’homme européen que réside notre pire danger. » Plus loin : « l’homme, cela ne fait aucun doute, ne cesse de devenir ‘meilleur’… C’est justement en cela que réside la fatalité de l’Europe. (1) » Qu’est-ce à dire ?

Évoquant le délire hitlérien du « Reich de mille ans », Benoist-Méchin (2) nous rappelait que le nazisme, le socialisme et le communisme, sont des millénarismes imprégnés d’esprit eschatologique, héritiers du messianisme médiéval et, à la Renaissance, des élucubrations de Thomas Müntzer. On annonce la venue d’une société idéale réalisant enfin la « communauté dans l’égalité ». Mille années de bonheur avant la fin des temps ou la fin de l’Histoire. Le monde actuel, l’homme également, sont imparfaits et, faute de Jérusalem céleste, il faut réaliser la Jérusalem terrestre. Pour cela, il faut sans cesse contraindre l’homme à la perfection, détruire non seulement son identité, mais aussi son altérité, abandonner ses mœurs, sa culture, sa sexuation même, pour qu’il devienne strictement dépersonnalisé, donc interchangeable avec « l’autre ». Pour atteindre ce but, tous les moyens, même les plus immoraux et les plus barbares, sont acceptables.

Singulièrement, on travaille le citoyen jusqu’à le contraindre à accepter légalement « l’autre » et à l’aimer. La vertu de tolérance, l’empathie qui étaient jadis des vertus privées, deviennent articles de loi. Il ne s’agit plus de reconnaître l’humanité en l’autre homme, mais d’obéir à l’impératif légal de non-discrimination. Autant dire que le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme, qui ne visait au fond que l’extension des libertés déjà présentes sous l’Ancien Régime, s’est mué de nos jours en Codex Legum. C’est, à proprement parler, l’idéologie des « droits de l’homme », ayant son bras séculier dans l’apatride Cour Européenne du même nom, avec des ramifications dans les législations nationales.

En vertu de quoi, l’ennemi est admis à s’installer sur nos terres, il est protégé contre ce que l’on appelle des « discriminations » -et Dieu sait si la notion est floue et la liste des occurrences est longue – et malheur à qui contrevient ! Il serait « discriminant » (donc « raciste ») de critiquer des pratiques religieuses, l’habit folklorique qui les accompagne, et même d’interroger des candidats sur « La Princesse de Clèves » ou de poser des questions « difficiles » au baccalauréat, n’est-ce pas Belkacem ? Tout se tient, et l’entreprise de négation des identités et cultures autochtones, des romans nationaux, est puissamment mise en œuvre dès l’École, à l’Université, dans les médias de propagande. Il ne s’agit pas de complot, puisque tout se déroule au grand jour, à grand renfort de propagande appelée indument « communication ».

Il est alors compréhensible que, bénéficiant d’une législation dont il n’aurait jamais rêvé, inspirée de l’idéologie millénariste, l’ennemi soit quérulent à outrance, un véritable Chicanneau à qui le juge donne systématiquement raison. Il s’installe donc, puisqu’il est accueilli, voire appelé, il conquiert des zones de non-droit autochtone pour y installer la charia. Il peut déborder dans ses conduites, on lui trouvera toujours des circonstances atténuantes, en somme on le séparera de son propre crime. C’est en fait sur ce terreau-là que se développe l’idéologie coranique du djihad. Pourquoi s’en priver, puisque la terre est fertile ? Le djihadiste méprise le pusillanime minus habens intellectuel qui l’accueille et le protège. Et l’on en arrive à cet extraordinaire paradoxe, à cette démence, que les « droits de l’homme » se retournent contre les peuples autochtones au bénéfice de peuples dont l’idéologie est diamétralement opposée. Devant tant d’incohérence, le mépris est fondé.

Même affaiblis, cependant, les peuples autochtones renâclent. Les gouvernements sont contraints d’user de la force injuste de leurs lois pour les contraindre, mais ils ont peur : devant les massacres, on trouvera toujours des explications ad hoc pour éviter de désigner l’ennemi. De peur de la vindicte populaire. Espérons néanmoins que la conscience populaire progressera, que l’on cessera d’être tolérant à mauvais escient, faute de quoi les peuples de la vieille Europe périront.

 

Vautrin

(Le nom de l'auteur est connu de la rédaction)

 

Nietzsche, Généalogie de la Morale, Premier Traité, « Bon et méchant », « Bon et mauvais ».

2  Benoist-Méchin, Histoire de l’Armée Allemande, tome II pages 23 et 24 (Collection Bouquins, chez Robert Laffont)

 

4 commentaires

  1. Posté par Yolande C.H. le

    La situation est bien pire que cela.
    Face à ces impressionnants flux migratoires de populations, on relève que ce sont principalement les états occidentaux, européens en particulier, qui sont violemment critiqués de mauvaise gestion et les autochtones accusés de faillir à leur devoir de solidarité alors qu’en comparaison internationale, ces états ont pu fonctionner avec la progressive construction d’un espace de sécurité et de liberté non négligeable. Ceci est le fait de l’attachement de la population à sa terre patrie et de sa volonté de rester unis pour assurer la cohésion et la paix sur le territoire.
    Il est connu que de changer d’environnement culturel requiert une personnalité bien affirmée ainsi que de bonnes capacités d’adaptation, ceci d’autant plus fortement que la différence de fonctionnement culturel est grande. Cela explique le communautarisme qui permet aux moins « adaptables » de se sentir intégrés sur sol étranger en faisant l’impasse d’une intégration solide au pays d’accueil. Ces communautés ne participent donc en rien à renforcer l’union et la cohésion dans lesquelles ils s’immiscent et dont ils profitent largement. Ils restent profondément liés à leur terre d’origine et exigent que les autochtones avalisent ce choix : c’est ainsi qu’ils conçoivent l’union : aux autres de se monter ouverts à leur fermeture, une fermeture qui les protège mais qui devient une charge toujours plus lourde (en raison de l’accroissement de ses communautés) pour les autochtones qui vont jusqu’à être accusés d’être des privilégiés puisqu’ils n’ont pas besoin eux de s’intégrer !
    L’islam, avec sa réglementation qui crée une frontière d’appartenance forte, protège d’une manière efficace la personne en la drapant d’une identité qui lui permet d’éviter toute question d’appartenance et d’engagement envers une nation qu’en principe elle se devrait de défendre.
    Cependant, l’interaction des migrants avec l’extérieur n’est pas totalement évitable, le moyen le moins problématique étant de recourir aux diverses prestations de l’état (les droits) ; ne dit-on pas qu’il faut désormais acheter la paix sociale ? Ou encore de se lancer dans des activités (hautement) lucratives qui n’exigent pas de formation particulière.
    Les individus « mal structurés » qui, dans leur culture, sont contenus par les exigences de leur collectivité (autorité, régime policier, codes, honneur, traditions), ne le sont plus par les sociétés occidentales construites sur un modèle peu autoritaire mais impliquant un engagement fort envers la société civile. Combien de nouveaux venus qui, du fait qu’ils se sont installés dans des pays dits libres, se permettent donc de se donner ou d’exiger des droits qu’ils n’avaient pas chez eux ; certains commandent ou font la loi, d’autres vont jusqu’à exercer « leur justice », certains sous la bannière protectrice que l’on sait.
    Une niçoise musulmane, Maroua, s’adressant à « Monsieur le terroriste », se définit comme une citoyenne du monde et « interdit, au nom de tous les musulmans, d’associer les actes cruels, barbares, inhumains à notre belle religion qu’est l’Islam » La position qu’elle prend dénie la nécessité d’un état constitutionnel d’une part (elle a quand même opté de vivre dans un état qui garantit de nombreux doits) , et d’autre part, d’une façon manichéenne, considère que les musulmans ne peuvent être que des gens fiables qui ne font aucun mal. Est-ce à dire que le mal est tout ce qui extérieur à l’Islam, parce que, mine de rien, les forces de l’ordre et les militaires sont sur le qui-vive !
    Dans les terres chrétiennes, ce ne sont pas les textes bibliques qui font la loi, mais une constitution récente légitimée par les citoyens, alors que le Coran, sujet à toutes les interprétations possibles, fait loi, à une exception près : les sanctions préconisées appliquées dans les républiques islamiques et auxquelles les musulmans échappent en s’installant dans les états de droit.

  2. Posté par S. Dumont le

    Bien évidemment! Effectivement, pourquoi s’en priver puisque la terre est fertile voire même très propice à tous débordements et les politiques ont mis en place des lois avec d’énormes moyens financiers pour castrer les démocraties sans aucun égard face à notre civilisation avec pour but de nous faire taire et l’empilement des lois européennes et internationales empêchent tout retour en arrière!

  3. Posté par Vautrin le

    Nous sommes bien d’accord : ce « sida » intellectuel mène à la perte de notre civilisation. L’idéologie millénariste, loin de créer le Paradis sur la Terre, ne peut qu’engendrer l’Enfer. Les exemples ne manquent pas.

  4. Posté par Renaud le

    Le sida moral n’est pas que mental mais civilisationnel, c’est à dire que l’idéologie dominante avec sa haine des frontières mélange les genres, les sexes, les ethnies, les cultures dans une absence de lucidité sur la toxicité du processus et une encore plus grande absence de lucidité sur l’aboutissement de leur paradis infernal qui sera l’entropie maximum, la mort.

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