L’indignité du revenu de base inconditionnel

Francis Richard
Resp. Ressources humaines
Etat BASTIAT

Le 5 juin prochain le peuple suisse va voter sur l'objet d'une initiative populaire intitulée: Pour un revenu de base inconditionnel. S'il est adopté, la Constitution sera modifiée comme suit:

Art. 110a (nouveau) Revenu de base inconditionnel

1 La Confédération veille à l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.

2 Le revenu de base doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique.

3 La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.

 

Les partisans de cette initiative ajoutent sur leur site: Remarquez bien que nous ne votons que sur le principe, aucun montant et aucun mode de financement n’est proposé dans ce texte (bien que plusieurs idées existent). Ce sera un choix ultérieur.

Parlons donc du principe puisque montant et financement sont indéterminés et que nous pouvons gloser sur eux indéfiniment.

Il s'agit donc de permettre à l'ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique. Ne considérons ici que la première proposition.

 

Que signifie mener une existence digne?

 

Est-ce vraiment mener une existence digne que de recevoir un montant sans rien avoir à faire pour le mériter? Cela signifie tout simplement qu'une partie des gains de ceux qui font, ou qui feront encore quelque chose, est versée à des fainéants au sens étymologique du terme.

La pente de l'être humain est celle du moindre effort. C'est en luttant contre cette pente qu'il acquiert sa dignité, qui est de ne dépendre de personne pour s'assumer, autrement dit d'être libre. L'histoire montre que ce combat de toujours lui a permis de se dépasser et de créer des richesses.

En recevant un revenu, sans rien avoir à faire en contrepartie, l'être humain est incité à ne pas faire d'effort, à se reposer en quelque sorte sur un oreiller de paresse, qui, naguère, était considérée comme un des sept péchés capitaux. C'est-à-dire qu'il est incité à suivre sa pente, celle du moindre effort.

 

Est-ce vraiment mener une existence digne que de recevoir un revenu de la main visible de l'Etat sans avoir à manifester sa reconnaissance pour ce cadeau inconditionnel? Il est en effet plus facile pour sa conscience de vivre aux dépens de tout le monde que d'être reconnaissant à quelqu'un en particulier.

En fait, si l'on ne veut pas que les bénéficiaires du revenu en question soient reconnaissants à l'égard de quelqu'un en particulier, c'est pour qu'ils ne puissent pas se rendre compte qu'ils sont en fait les bénéficiaires d'un vol. Car qu'est-ce d'autre qu'un vol que de prendre dans la poche des uns pour remplir celle des autres?

Le vol évidemment suppose que la propriété soit reconnue. La propriété, sujette de plus en plus à caution, est pourtant la condition sine qua non de la liberté de l'être humain, sans laquelle il ne peut pas créer de richesses. Chacun pourtant est (ou devrait être) propriétaire de son capital humain, c'est-à-dire des facultés qu'il développe, et des fruits de son travail.

C'est parce qu'il développe ses facultés et qu'il sait pouvoir conserver les fruits de son travail que l'être humain crée des richesses. Ces richesses lui sont profitables ainsi qu'aux autres quand il peut les échanger librement et respectueusement avec eux, sans qu'elles lui soient confisquées d'une manière ou d'une autre.

 

Quand l'Etat n'assure pas la sécurité des biens et des personnes et quand, au contraire, il porte atteinte à la propriété, donc à la liberté des êtres humains, pour la redistribuer, il commet un vol, légal peut-être, mais un vol. Et c'est la légalité de ce vol, illégitime pourtant, qui permet de donner bonne conscience à ceux qui en bénéficient.

Pour que cette bonne conscience ne soit pas écornée, on a inventé de nouveaux droits, ce qu'il faut bien appeler des droits-créances, puisque ce sont des droits à quelque chose. Ces nouveaux droits, qui n'en sont pas, diffèrent des droits naturels, qui sont des droits de faire quelque chose. C'est au nom de ces faux droits que l'on spolie.

Parmi ces droits artificiels, il y a ainsi le droit à la couverture des besoins de base, sans laquelle l'existence ne pourrait, dit-on, être menée dignement. Outre que ces besoins de base varient d'un être humain à un autre, en cas de malheur, ils devraient être couverts par l'assurance, et si insuffisante, par la charité privée.

 

De tout ce qui précède, nous pouvons conclure à l'indignité pour l'être humain du revenu de base inconditionnel. Il ne peut en effet que conduire, à la longue, à l'asservissement de tout le monde:

- ceux qui se contenteront de ce revenu de base dépendront de la manne de l'Etat, qui devrait tendre inexorablement à l'épuisement, faute de richesses créées suffisantes;

- ceux qui, ne se contentant pas de ce revenu de base, seront spoliés pour alimenter cette manne, s'ils ne sont pas incités à s'exiler vers des cieux plus cléments, à condition toutefois qu'on le leur permette...

Francis Richard

 

Publication commune Lesobservateurs.ch et  Le blog de Francis Richard

18 commentaires

  1. Posté par lerebelle le

    Moi je suis pour… Ayant un handicap mental depuis l’âge de 2 ans, je suis incapable de tenir une activité professionnelle qu’elle que soit. Je ne tiens pas longtemps (autisme et bipolarité…
    Un héritage de la campagne de vaccination obligatoire antivariolique de 1968 a 1973!
    Merci l’OMS! Si je pouvais déposer plainte je leur demanderai un milliard de francs suisse de dédommagement a ces gros Ronds-de-cuir!)
    Et vous oubliez la recherche fondamentale; ne rien faire donne des idées utiles au monde et j’en ai a la pelle!
    Je vois le truc comme ça; un salaire de base imposable qui couvre les frais vitaux (loyer, charges, assurances, déplacement, et nourriture) on ne devrait pas avoir a se battre a ce niveau.
    Ce salaire serai disponible uniquement pour les suisses avec papiers valable. Pas pour les immigrés, (comme c’est le cas présentement)
    et ceux qui bossent, ils toucheront le fruit de leur travail en plus du salaire universel, ce qui permettrai de vivre mieux et de consommer plus (voyages, sport onereux, loisirs onéreux). pour les jeunes, sa éviterai des dérives dû au manque d’argent et sa permettrai de faciliter les activités extra professionnels…
    Prenez mon cas: je suis a l’AI. Si le salaire universel passe, je n’aurai plus besoin d’eux et je pourrai avoir un peu plus de liberté.
    Une idée a creuser… vite

  2. Posté par Franz le

    Theorie de marxistes-léninistes dégénérés, état providence. Pourquoi pas des kolkhozes ?

  3. Posté par Christian le

    Je me réjouis de voir les résultats du cinq Juin.
    Je voterai non c’est sûr.
    Trop de fierté pour téter les mamelles de l’état.
    Je ne veux pas devenir un veau docile.
    Glissant subrepticement un bulletin de gauche dans l’urne par peur du manque.
    Je ne suis pas riche, en fait moi et ma femme nous toucherions plus avec se système qu’en continuant à travailler. Mais ce que j’ai, j’en suis fière car c’est le fruit de mon effort et non pas celui de l’effort des autres.
    Une fierté d’esclave ?
    Peut-être…
    Pour moi cet initiative représente l’aboutissement du piège socialiste.
    Une société docile où l’interdit régnera en maître.
    Une dictature douce.

  4. Posté par Pascal le

    Mais mon cher, c’est très bien l’utopie. Ca ne coûte rien. Enfin, jusqu’au jour où elle se heurte à la réalité.

    Répondez donc aux questionx qu’on vous pose. Comment allez-vous financer ce RBI ? Parce que les solutions entendues de la bouche des initiants sont totalement délirantes et irréalistes. A chaque fois, on repart dans une autre utopie. C’est le monde des bisounours appliqué à la réalité.

    C’est bien beau de rêver à un monde meilleur. Je suis le premier à le souhaiter. Mais à quel prix ? Ce RBI est une nouvelle mouture du communisme pur et dur (à la différence qu’en URSS, tout le monde était obligé de travailler !) et le communisme ne fonctionne pas. L’Histoire l’a déjà prouvé maintes fois. Et le prouve encore, il n’y a qu’à voir le Venezuela, Cuba ou l’Argentine.

    Perso, je préfère encore un système certes imparfait, mais qui est perfectible, à une utopie communiste qui a déjà causé des centaines de millions de mort partout où elle a été mise en place.

  5. Posté par Derek Doppler le

    À tous ceux qui feignent de n’avoir pas compris mon propos et qui s’accrochent au statu quo systémique: le monde d’avant, c’est fini; le Sonderfall Schweiz, c’est terminé. Vous avez d’ors et déjà perdu sur tous les plans, tous sans aucune exception: invasion migratoire, destruction de la famille, déstructuration sociale, abêtissement médiatique, perversion de l’éducation, humiliation du salariat, traîtrise gouvernemental, capitalisme prédateur en roue libre, etc.
    Mais là, miracle, on peut ressortir son petit calvinisme aigri de nain de jardin lémanique (les pires) et se payer un dernier baroud d’honneur avant l’inéluctable soumission. En avant les forçats du salariat, que les mânes des 55 heures par semaine (visiblement en vos contrées la productivité n’est pas exactement corrélée au temps de travail) et de l’Audi en leasing sur 75 mois soient avec vous dans votre noble croisade sous les couleurs du Saint-Système.
    Mes propos ne visent bien évidemment pas tous les artisans, TPE et PME avec lesquels j’interagis chaque jour, mais cela ils le savent déjà.

  6. Posté par aldo le

    On peut voir dans cette nouvelle obsession, la volonté de soutenir la surpopulation des migrants faux réfugiés qui rappliquent justement après avoir été mis au courant, il y a 3 ans par un mensuel en langue française édité en France par des arabes est pouvant être lu par des millions de francophone arabes et africains plus toutes les iles des colonies françaises. Dommage que cette info publiée ici même, n’ait pas été lue et copiée en son temps. Ce qui rend les commentaires sérieusement stériles, présentés et déconnectés de leurs inter-relations avec le réel.

    Typique de la démagogie des gauches qui sont est derrière cette saloperie organisée. On propose un cadeaux empoisonné puis le vote acquis, on imposera des taxes et des impôts pour l’appliquer, Et après est-ce qu’on va nous faire voter les taxes et les impôts à l’origine de cette connerie ? Bien sûr que non, puisqu’on est pas capable d’établir immédiatement son coût réel !

    La vraie question est pourquoi on n’a pas proposé directement de rendre l’assurance maladie et les loyers gratuits si on a autant de fric caché sous la table ? La réponse est ci-dessus. L’invasion migratoire et la surpopulation qui s’en suit impose cette solution « cadeau » aussi pour les autochtones (la seule manière de la rendre acceptable par les imbéciles) avec le camouflage de son coût ! Le prix à payer se fera sentir plus tard. Le rêve sera lui immédiat puis le cauchemar s’insinuera dans le quotidien.

  7. Posté par Thierrin le

    Oui bien sur… parce que s’avilir dans ce système aliénant à ramper 11 heures par jour (8 heures imposée + trajet et co.) pour juste le minimum vital, habitant dans des cages à lapin au milieux de cette masse dégénérée et multiculturelle, pendant que les gros s’engraisse et que ça brasse des millions chez nos maitres banquiers et autres saloperies usurières lucifériennes et j’en passe, c’est ce qui a de plus digne.

    Oui, le travail moderne est parfait comme il est, tout est normal, n’allons pas bousculer tout ça. Continuons à voter udc, ps, plr et autres guignols apatrides et mondialistes et à mener cette vie macabre de mouton, de vache à lait, bref, d’esclave bien dressé et sans aucune conscience de ce qui se passe, tant que c’est bon pour l’économie…

  8. Posté par sophie edouard le

    entièrement d’accord avec Pascal, pour moi cette initiative est une hérésie totale, il faut plutôt pénaliser les profiteurs de notre système plutôt que d’encourager à ce que tout le monde devienne profiteur…

  9. Posté par Pascal le

    Montant des dépenses sociales en Suisse en 2014 ? 152 milliards.
    Coût du RBI (2,5k/adulte; 625/enfant – 8 millions d’habitant) : près de 200 milliards.
    Où allez-vous trouver les 50 milliards manquant ?

    Augmentation des impôts ? Ce que vous semblez oublier Derek Doppler, c’est que les grands actionnaires que vous haïssez tant ne sont qu’une infime minorité des employeurs. Et que eux n’en ont rien à foutre de votre niveau de vie. Ils s’en iront déposer le siège social de leur multinationale dans n’importe quel autre pays qui lui offrira de meilleures conditions et ne payeront plus d’impôt chez nous. Par contre, le patron de PME (50 % des entreprises suisses ont moins de 50 salariés) qui devra financer ce RBI, vous pensez qu’il va tenir combien de temps avant d’abandonner, épuisé, essoré par l’Etat qui devra trouver, impérativement, ces 50 milliards (dans le meilleur des cas). Parce que l’argent, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Même si on peut imprimer tous les billets qu’on veut, il a un prix. Ce prix, c’est l’inflation. Et plus il y aura d’inflation, plus il faudra ajuster ce RBI. Et plus il faudra l’ajuster, plus il faudra imprimer de billets, etc ……

    Taxation des transactions financières ? Londres vous remercie déjà d’avoir bouclé la place financière suisse. Plus aucune transaction financière chez nous, comment comptez-vous les taxer ?

    L’opération du St-Esprit ? Désolé, mais Dieu n’existe pas. Il aura donc du mal à vous aider sur ce coup-là. Et même s’il existait, ça n’a pas l’air d’être vraiment dans son genre de faire des cadeaux de ce genre.

    Quant au projet de vie, quel bonheur. Je me vois déjà dire à mes enfants : Arrêtez vos études, trouvez-vous une compagne et faites-lui un gosse par année durant les 15 prochaines années. Vous vivrez nettement mieux qu’en étudiant 10 ans et en travaillant 42h/semaine. Et si 10 % de la population agit comme ça, ce n’est plus 50 milliards qu’il faudra trouver.

    Et on ne parlera pas de l’appel d’air que ce système, appliqué seul, fera auprès des « migrants » (qu’ils viennent de Syrie, du Maghreb ou alors de l’Amérique du Sud, de l’Est ou de n’importe où). Comment allez-vous gérer ça ?

    Le système actuel n’est certainement pas le meilleur, mais il offre tout de même des perspectives d’amélioration personnelles. Alors qu’avec un système communiste, on sait comment cela finit.

  10. Posté par Peyhem Veys le

    @ Derek Doppler: Ah la vache ! Mais vous êtes mon porte-voix. 100 pour cent d’accord avec vous. C’est pas habituel comme solution, mais faut-il pour autant la rejeter. De nos jours, de toutes façons, des aides étatiques sont déjà distribuées à hue et à dia. Alors, autant le faire de manière transparente, et pour tout le monde. Les feignasses qui ne veulent rien foutre à part boire et torailler tout le jour durant, n’auront plus loisir alors de nous les briser avec leurs geignements ridicules. Les glands (qui glandent donc) ne recevront pas plus que ceux qui bossent. Et si quelqu’un veut améliorer son quotidien, ou s’éclater dans une activité ludique, du style balayer le dépôt. Libre à lui. Il aura ainsi plus d’argent et recevra une juste récompense pour son travail. Au contraire de maintenant, où celui qui bosse, non content de ne pas avoir un sou d’aide, doit en plus s’acquitter de multiples taxes et impôts, pour entretenir son voisin, celui qui ne fout absolument rien. A ce jour, le travailleur est puni…

  11. Posté par Derek Doppler le

    @Christian: vous avez certainement raison du point de vue éthique, et je vous comprends d’autant plus que jusqu’en 2013 environ je raisonnais comme vous. Malheureusement l’élite, les politicards, les gauchistes, les ultra-libéraux, les envahisseurs, les branleurs, les fonctionnaires et tous les autres parasites systémiques tablent précisément sur cette attitude pour continuer à survivre en nous suçant le sang. À un moment donné, ça suffit. C’est très simple: on est soit pro ou anti-système, soit globaliste ou nationaliste. En ce qui me concerne, voter contre le RBI c’est être in fine un idiot utile du système. Donc je voterais oui (voterais, pas voterai). La provenance du fric? M’en tape complètement, la BNS n’a qu’à l’imprimer, elle est là pour ça. Tout le monde le fait, autant en profiter aussi. D’ailleurs voir des centaines de milliards de CHF vaporisés pour lutter contre l’euro anémique ne semble pas gêner grand monde, donc on ne va pas chipoter. Et je constate en plus que la plupart des attaques contre le RBI viennent en priorité de la racaille 68arde, cette génération abominable de rentiers cauteleux et autres retraités perfides qui voudraient maintenant profiter tranquille de leur bonne petite retraite après avoir bien joui, souillé et voté PS ou Radical sans entraves. Ce serait trop facile. De toute façon, comme je l’ai déjà dit, si le statu quo est maintenu, je donne 6 à 9 mois à ce territoire de faillis qu’est devenue la suisse avant de -pour rester poli- changer de paradigme. Et à ce moment-là, le RBI ou pas, cela n’aura strictement plus aucune importance.

  12. Posté par Michel de Rougemont le

    Rappelons tout de même qu’au sens étymologique travail signifie torture ou tourment (exercé à l’aide du sympathique trepalium, dont la croix est une optimisation en réduisant le nombre de poutres nécessaires de 3 à 2).
    Il a fallu se faire chasser du jardin d’Éden pour devoir commencer à travailler et à souffrir dans cette vallée de larmes.
    Il fut un temps où travailler n’était pas une « valeur », prier et faire la guerre étaient mieux considérés.
    Et si le travail est une source de joie pour celui qui l’exerce alors y aura-t-il du mérite à le faire et devrait-on se faire rémunérer pour cela ?
    Et puis il y a le travail de singe, celui qui consiste à se faire croire que l’on accomplit quelque chose, ce que les autres veulent bien aussi croire et vous payent pour cela.
    Je trouve assez ironiques, voire hypocrites, les postures moralisantes prises contre cette initiative qui n’a en fait que très peu de chances de passer.
    De zéro à 25 ans environ on travail pour soi-même, à son éducation et sa formation. Dès 60-65 ans on jouit d’une retraite dite bien méritée, jusqu’à ce que mort s’en suive. Alors les initiants veulent offrir une forme de torture moins désagréable pour les 35-40 ans où il faut suer. On devrait les remercier de nous offrir un éventuel retour au paradis sur terre, non ?
    Autres commentaires dénués de morale: http://wp.me/p4uV7N-MY

  13. Posté par lucie le

    Le tittytainment ou la « société 20/80″………….cela ne vous interpelle pas ??

    « Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip »

    http://aulapinblanc.blogspot.ch/2010/12/le-tittytainment-ou-la-societe-2080.html

  14. Posté par Christian le

    @Derek Doppler
    Il n’y a pas que de grands navires, il y a surtout plein de petits bateaux, et les petits capitaines de ses petits bateaux qui luttent jour après jours pour se maintenir à flot seront les premiers à couler grâce à l’utopie de l’argent gratuit.
    Les yachts navigueront sous d’autre latitudes lorsque la Suisse envahie de parasites locaux et d’importation sombrera corps et bien dans le marasme économique.
    Non ne vous inquiétez pas pour les gros actionnaires, eux sont les premiers avertis quand le vent tourne..
    42 heures par semaine?
    Mon grand père vous aurait rétorqué que vous avez bien de la chance de travailler si peu.
    Ce système je le défend car il a produit pour la majorité un niveau de richesse inégalé dans l’histoire.
    Certe il est encore perfectible, mais montrez en moi un autre qui a su faire aussi bien.
    C’est d’ailleurs grâce à ce système que la Suisse peut se permettre de perdre son temps avec des lubies pareilles.
    Un caprice de gosses de riches.

  15. Posté par Cain Marchenoir le

    En accord avec Francis Richard. A mon sens, l’état a effectivement le devoir d’aider les gens à avoir droit à une existence digne mais uniquement s’ils acceptent de travailler! Autrement dit, je suis pour que l’état arrive à trouver le moyen de sortir du chômage et/ou de l’aide sociale ses citoyens qui désirent travailler. Les autres, qu’ils ne mangent pas!

  16. Posté par Derek Doppler le

    On croirait lire des ahuris qui s’échinent à trouver une dignité à peller le charbon dans la soute alors que le capitaine taré lance son navire sur des écueils tout en ramassant la totalité des naufragés qui passent à portée. Respectez-vous un peu. Un navire pareil, soit on dégage son commandant, soit on le quitte, soit on le coule, soit on sort le transat et les pop-corns, on se place sur le pont et on admire le paysage jusqu’à la fin. Mais trimer dans la soute en jouissant de la satisfaction du devoir accompli, ça c’est de la dignité de cloporte.

  17. Posté par Derek Doppler le

    « Cela signifie tout simplement qu’une partie des gains de ceux qui font, ou qui feront encore quelque chose, est versée à des fainéants au sens étymologique du terme. » Comme si ce n’était pas déjà le cas? Au moins les choses seront claires, les fronts définis. On n’a qu’à faire ça de façon transitoire, comme la vignette et l’IFD, hein? Non, c’est vrai, la situation actuelle est tellement, absolument, éternellement plus optimale. Surtout ne changeons rien, coulons droits dans nos bottes en ayant servi d’esclaves aux actionnaires jusqu’à la fin. Remplacés, écrasés, anéantis, mais avec la satisfaction du crétin consciencieux qui aura fait ses 42 heures un quart jusqu’au bout, non mais! Moi, les défenseurs du système, franchement…

  18. Posté par coocool le

    2e Épître de Saint-Paul aux Thessaloniciens.
    2 Thessaloniciens 3:10 En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous recommandions ceci: si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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