Les frontaliers plus motivés que les Suisses?

François Schaller
Rédacteur en chef Agefi
FrontaliersMCG

François Schaller, Agefi, Editorial, 20 mars 2015, L’autre motivation des frontaliers.

Les controverses récurrentes à Genève sur le recrutement de salariés français (lire page 9) renvoient toujours à la même question: pourquoi des entreprises engagent-elles des frontaliers plutôt que les ressources humaines locales disponibles? Ce n’est d’ailleurs pas différent s’agissant d’autres cantons ou de candidats à l’immigration.

Les réponses évoquent le plus souvent l’inadéquation des formations et la sous-enchère salariale. Elles sont probablement correctes dans certain cas, mais passent à côté de la raison principale: lors des entretiens, les frontaliers donnent la plupart du temps l’impression d’être bien plus motivés que les postulants locaux inscrits au chômage ou aux services sociaux. Les candidats suisses ou résidents vous parlent aussitôt d’horaires, de vacances, de distances, de compensations, pendant que leurs concurrents, souvent surqualifiés et venant d’assez loin (avant de s’établir en Savoie ou dans l’Ain), montrent d’emblée qu’ils veulent absolument le job et qu’ils s’y intéressent vraiment. Les entreprises sont très sensibles à cela. Leur choix est vite fait, et à salaire égal dans la quasi-totalité des cas.

Cette impressionnante motivation vient sans doute de ce que la rémunération proposée représente quelque chose d’assez différent pour des Français (pas forcément chômeurs) et pour des Suisses bénéficiant légitimement de prestations sociales dont il est souvent possible de s’accommoder un certain temps pour une qualité de vie jugée meilleure. Il y a aussi – et surtout – l’étendue du bassin de recrutement européen. On y trouve forcément davantage de gens motivés. Il n’y a pas pour l’instant de solution toute simple à cette équation. Mais il n’y en aura jamais aucune tant que l’on taira la réalité pour éviter que le niveau des prestations sociales soit remis en question dans certains cas.

Source et auteur : Agefi, François Scchaller, 20 mars 2015

 

26 commentaires

  1. Posté par Aston le

    En tant que Suisse je ne vois plus trop ou sont les intérêt du travail, ca fait 25 ans que je trime pour quoi ??? je bosse 3 semaines sur 4 pour payer mes factures, super la Suisse. Ont est devenu des ressources, plus des employés traiter comme nos parents en humain mais bel et bien des numéros. J’en ai marre de mon travail qui ne m’apporte plus rien à par du stress et de la fatigue permanente. De plus avec tout les Frontaliers c’est à chaque fois pareil, le chef engage les petits copain d’abord. Nous les Suisses ont est devenu de la Mer…. ont est juste bon à se taire sinon c’est la porte. Pour ma part je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps, les entreprises actuelle ne savent faire que détruire leurs employés à petit feu et une fois que vous êtes à bout ou en Burnout elle vous remplace. C’est beau le monde du travail non ?

  2. Posté par Jenkins le

    De plus j ai appris qu au niveau du casier judiciaire francais, il y a 3 bulletins. Le front montre
    Le bull no 3 qui ne montre que les condamnations fermes d au minimum 2 ans. Au nom de la securite, on doit demander le bulletin no 1 qui montre tout, les inculpations avec sursis, fermes et le pourquoi de celles ci.
    Abonnes des stes de securite, rejouissez vous, les agents ont vos codes, vos cles et aucune loi en ce sens demandee par le MCG n a encore abouti, pourtant vous ne connaissez pas le passé de l agent.
    Idem pour les profs vis a vis des enfants, des employes de bque etc .
    On est content de voir que le conseil d etat s occupe de notre securite et de celle de nos proches.

  3. Posté par grais le

    je comprends les suisses, seul le salaire attirent les français. Les villes frontalières avec la suisse voient arriver de tout la France des jeunes diplômés et des quadrants expérimentés mais chômeurs;aujourd’hui le marché de l’immobilier( location ou achat) à exploser aux frontières de la suisse .La suisse est un aimant pour ses salaires et son taux de chômage très bas.

  4. Posté par Bob le

    Je travaille dans une multinationale à Genève. Dans mon département, il y a plus de 80% de frontaliers, ceci pour plusieurs raisons.
    La première étant bien évidemment l’attractivité financière pour les français. Comme dit plus haut, ils viennent dans la région une dizaine d’années afin de se constituer un compte bien garni. Il faut comprendre qu’en France, ils gagnent souvent dans les 1’500 a 2’000 euros et pour le même travail en Suisse, ils peuvent gagner dans les 8’000 a 10’000 francs suisses. C’est comme si un suisse se voyait proposer un travail en France avec une rémuneration de 40’000 ou 50’000 francs suisses ! Il est donc clair que le français arrive surmotivé en Suisse.
    Dans mon entreprise, les frontaliers sont payés dans les 10% a 20% de moins que les locaux, simplement parce que l’employeur sait qu’il peut « raboter » un peu le salaire, sans que cela pose de problème au frontalier étant donne qu’il gagne déjà 4 a 5 fois plus qu’en France.
    Il faut ajouter qu’une fois que quelques frontaliers sont dans une entreprise, ils se serrent les coudes, ils se refilent les tuyaux sur les meilleurs endroits pour changer les francs suisses en euros, etc…. De plus, si un ou plusieurs frontaliers se retrouvent à travailler dans le département des ressources humaine, alors ils vont privilégier l’engagement d’autres frontaliers par rapport à d’autres.
    Ce qui me gêne dans tout ça, c’est que les politiques genevois ne font rien pour privilégier l’engagement de demandeurs d’emplois locaux, lesquels sont donc à la charge du contribuable. De plus, il faut savoir que le frontalier moyen ne dépense quasi rien sur le lieu ou il travaille. En effet, la plupart du temps, il prend sa nourriture au boulot et ne fait pas ses courses en Suisse. Il n’y a donc pratiquement aucune retombée économique pour les commerces de proximité.
    Au début de ma carrière, les frontaliers étaient pour la grande majorité des gens de Savoie ou de l’Ain, enfin des département limitrophes, maintenant je vois de plus en plus de gens venir de Paris, Lille, Brest, Bordeaux, Marseille, etc….
    Voila, c’est mon histoire que je vous garantis vraie et sincère et j’ai très peur pour l’avenir de mes enfants.

  5. Posté par Pehem Veyh le

    Et quand un frontalier français arrive comme responsable RH (avec tous plein de papiers qui n’ont d’équivalence ici et par des écoles on ne peut plus souple avec les notes), il n’engage plus que de ses concitoyens à lui, pas des suisses. Et après ça, étonnez-vous que le ras-le-bol augmente de manière vertigineuse.
    Mais dans un autre sens, il est drôle (c’est poussé mais un peu vrai quand même) de voir Genève devant ce qu’il cherche. Vote à gauche, vote pour l’Europe, Schengen, la libre-circulation, etc, etc….
    Une fois ou l’autre, tout ça se paie. Non ?

  6. Posté par Tartenpion le

    Je ne suis pas de l’avis de M Shaller qui est visiblement mal renseigné. Au contraire des résidents suisses, les frontaliers ont l’habitude de demander qu’elles sont les indemnités, à quel syndicat, il faut s’adresser, etc… il est vrai qu’ils sont souvent plus emballé par le salaire proposé, mais je peux vous garantir qu’ils déchantent assez vite!

  7. Posté par Palador le

    Tout ces politiques PDC et PLR avec leur airs angéliques et leur devise qu’ils répètent comme des perroquets: la libre circulation et l’engagement de travailleurs étrangers et frontaliers sont bons pour l’économie de la Suisse. Ces paroles me sortent par les oreilles ! Il serait intéressant de constater les économies, même sur 50 ou 100 francs mensuels de moins des salaires de 100 000 frontaliers rapportés aux dizaines de milliers d’entreprises de suisse romande et de Genève en particulier :) Et bien évidemment tout les politiques complices touchant leurs commissions. Voilà pourquoi rien ne change. Une Suisse SA ?

  8. Posté par Economico le

    http://www.infrarouge.ch/ir/2168-frontaliers-peut-passer

    Dommage que M Poggia ne soit pas au CF. Il faut obliger les entreprises à publier les offres d’emploi sur un portail internet avec le résultat du processus de recrutement. Les excès des entreprises pourraient être détectés et elle aiderait à adapter le niveau des quotas afin de mettre en application le 9 février en tenant en considération les attentes du peuple et des besoins des entreprises. Elles doivent montrer plus de transparence, si elle ne veulent pas voir la fin des bilatérales, qui s’approche à grand pas avec la prise de conscience du peuple Suisse, que l’on a trop longtemps pris pour des idiots.

  9. Posté par Wallace le

    Pas du tout d’accord avec la conclusion de cet article. Les Français sont plus motivés parce que les salaires suisses représentent énormément pour eux. Autrefois un plombier français m’avait dit que son salaire suisse équivalait, en France, à un salaire de médecin. Donc si c’est vrai, pas étonnant que la motivation soit plus prégnante chez eux. D’autre part, il faut aussi dire que les Français paraissent un peu plus vifs que les Suisses lors des entretiens, mais cela est dû à la culture. Ils sont plus expressifs et semblent parfois plus énergiques que les Suisses, qui eux, sont généralement plus réservés et plus calmes. Cela peut aussi jouer un rôle pour certains patrons.

    Enfin voilà, les prestations sociales n’ont rien à voir là-dedans. Arrêtons avec le discours libéral qui vise depuis toujours à les baisser.

  10. Posté par Jeferson le

    Et pourquoi pas une initiative pour limiter à 35 ou 40% le pourcentage de travailleurs étrangers et frontaliers dans une entreprise sur territoire suisse? On verrait rapidement de quel côté se trouvent les profiteurs (ceux qui beuglent le plus), et cela permettrait de réduire très sensiblement le chômage des Suisses. Le MCG pour Genève ou l’UDC au niveau suisse peuvent le faire!

  11. Posté par Bobo le

    A en croire les propos de certains, les Suisses seraient bien plus idiots que les Français, à croire que l’idiotie est génétique voire même nationaliste !
    A voir l’économie des deux pays, je pense que le constat est clair….
    Il est évident que le frontaliers français est bien plus motivé que le local, étant donné que l’employeur va lui proposer 5 a 6 fois son salaire français ! C’est comme si le Genevois allait a Paris pour un salaire mensuel de 40’000 francs !
    Quasi toutes les entreprises genevoises, même publiques, sont complètement gangrénées par cet afflux de frontaliers. Je dis bien gangrénées, car à force, ça va tout simplement tuer l’économie locale. Comment le gouvernement peut-il permettre à toutes ces entreprises d’engager autant de main d’oeuvre étrangère ?
    Je travaille dans une société multinationale où le taux de travailleurs étrangers ( grosse majorité de frontaliers français) et énorme. Dans mon département, nous sommes une dizaine de Suisses sur un effectif total de 55 personnes !
    Je trouve que l’état qui laisse faire est criminel aux yeux de sa population locale.

  12. Posté par Ueli Davel le

    « Et puisque personne n’a le courage de réagir… ». La vérité est dure à dire, particulièrement chez les politiciens. Par exemple hier soir Le Guen du PS sur Antenne 2, au 20 heures, il mentait comme il respirait. Il doit en toucher du fric pour, avec une arrogance à couper le souffle, nous raconter autant d’idioties

  13. Posté par Jeferson le

    Bonjour,
    Je partage l’excellente analyse de M. Jean Steiner. Les coûts à n’en pas douter sont déterminants. Mais il y a un autre aspect qu’il ne faudrait pas sous-estimer. Nos « amis » frontaliers ont trop souvent commencé par coloniser les départements RH des entreprises. Bardé de diplômes qui n’ont pas leur équivalent en Suisse, prétendant savoir faire tout et n’importe quoi, le frontalier qui phagocyte une place dans des RH est le début de la tumeur. Les métastases se développent ensuite à vitesse grand V. Jusqu’à avoir des entreprises suisses dont plus de la moitié des salariés sont frontaliers. Le seul côté suisse qu’ils développent, c’est qu’ils « s’engagent parmi »!
    Vous pensez que j’exagère? Même pas hélas. J’ai plusieurs exemples de « collaborations » qui permettent en théorie de faire des économies -à court terme- mais qui se révèlent désastreuses au bout de quelques mois seulement.
    On pourrait également citer ces exemples de connivence, lorsque l’un des époux travaille en Suisse dans les RH et l’autre gère une agence d’intérim en France. Directement du fournisseur au consommateur en quelque sorte, c’est le pactole assuré. Ou ceux qui viennent prendre des responsabilités de gestionnaires alors qu’ils n’ont pas la moindre culture du monde du travail suisse. Ou qui pensent que l’entreprise fait des gains en repoussant le payement des factures de 6 mois, selon les « normes » françaises…
    Le frontalier permet provisoirement de réduire la masse salariale, mais pas de sauver une entreprise. C’est un mauvais calcul, et je ne suis pas mécontent qu’on ose enfin en parler.
    Le MCG est dans l’excès? Peut-être, mais c’est parce que trop longtemps on a versé dans l’excès inverse. Et puisque personne n’a le courage de réagir…

  14. Posté par Jac Etter le

    Bravo Jean. Sur Genève, dans de nombreux secteurs, les salaires sont tombés de CHF 500.- à plus de 1’000.- par rapport à avant l’ouverture des frontières, le dumping salarial est un fait concret pour qui n’est pas fonctionnaire ou planqué. Par ailleurs, les charges fixes ont explosées. Alors bien sûr, quand on gagnait un maigre SMIC à peine amélioré et que tout à coup l’on vous offre le salaire de votre précédent patron, la vie devient belle. Quant à la qualité du travail, désolée, mais la médiocrité des services et des prestations rencontrées chez certains de nos voisins parlent d’elles-mêmes. Et malheureusement l’on commence déjà à en ressentir la propagation dans certains domaines en Suisse Romande. En continuant ainsi, le made in Swiss aura la valeur du made in EU : trois cacahuètes.

  15. Posté par Philippe le

    @ueli: Cher vieil Ueli…..qui a parlé de quitter la Suisse? Qui parle de redonner son passeport ?
    Houhou….on redescend sur terre, tout le monde voyage et trouve de bonne chose dans d’autre pays aussi, ce qui permet de faire certaine constatation, ce qui ne revient pas à cracher sur le Suisse! alors camarade socialiste Ueli ne confisque pas la Suisse à tant d’autre citoyens pour en faire la gardienne de ta morale.
    je suis attaché a mon pays et si vous voulez mon passeport, je propose de venir le chercher!
    Quant à mon précédent texte, il est un peu le ras le bol du tout à l’économie d’une bonne partie de la classe ouvrière, ce que ne vous pouvez apriori pas comprendre!
    Fonder une famille, tenir son couple, élever ses enfants, participer un tant soit peu à la vie sociale ou politique, pour ne prendre que ça, demande du temps et un certain équilibre gardé, mais quand le travail et les fins du mois deviennent un soucis quasi quotidien, quand la pression au travail dans une course en avant demande sans cesse plus d’exigence, plus de disponibilité, plus de soumission…que va devenir cette classe moyenne dans son rapport au pays, dans une Suisse de 15 millions d’habitant…dont l’économie mise sur un piédestal ne cesse d’appeller de la main d’œuvre supplémentaire (train, route, environnement). Ou alors faudrait il que les conditions de travail de son pays et le confort de vie se dégrades pour garder une économie viable. Je crois plutôt qu’il serait necessaire de dire un peu moins oui a l’argent et un peu plus a l’équilibre de notre pays.

  16. Posté par Jean Steiner le

    Monsieur Schaller qui est pourtant un bon journaliste économique réalise une bien mauvaise analyse dans son article… Les Suisses sont des employés bien formés et travailleurs pour la plupart, c’est ce qui explique en grande partie le formidable essor économique du pays au cours de ces dernières décennies.
    Les travailleurs français présentent trop souvent quant à eux un niveau de qualification plutôt moyen, une assiduité au travail toute relative et une maîtrise des langues étrangères plus que discutable (ce qui explique à contrario l’état économique déplorable dans lequel se retrouve notre voisin)…
    Les travailleurs frontaliers sont donc engagés dans les entreprises suisses pour la seule et unique raison… qu’ils coûtent moins cher! Prétendre le contraire revient à être de mauvaise foi et à dénigrer les qualités des travailleurs suisses et de notre système d’éducation.
    Le patronat qui ne défend désormais malheureusement plus l’intérêt général va contribuer à terme à faire imploser la justice sociale dans notre pays… Il y a en effet trop de Suisses très bien formés, polyglottes et très capables qui subissent les conséquences de l’immigration excessive qui frappe de plein fouet notre marché du travail. Ce qui est déplorable dans cette histoire, c’est qu’avec une bon niveau d’éducation (la Suisse possède un des meilleurs système d’éducation au monde) et un marché du travail flexible (qui permet de se séparer des collaborateurs peu performants ou peu motivés), notre pays a tous les atouts pour conserver sa place d’économie la plus compétitive au monde.
    L’immigration de masse souhaitée par le patronat ne rend donc pas service au pays et à ses habitants, mais elle profite au contraire à une petite oligarchie dont le nombre peut être estimé à quelques dizaines de milliers de personnes.

  17. Posté par Ueli Davel le

    Brave Philippe, je vous comprends mais vous êtes libre d’aller ailleurs, profitez, ce n’est pas partout possible. Vous nous dites « à part bosser comme des cons » vous vouliez dire « cons sans bosser » je suppose. Ne jetez pas votre passeport car la majorité reviennent au pays tout désabusé. Sans, vous allez être un émigré de plus. On respecte votre décision, bon voyage camarade.

  18. Posté par Economico le

    Un précision pour le calcul du salaire réel, il faut prendre en considération le niveau des prix de la Suisse au début de la période et celui du pays d’origine de l’employé en fin de période qui met en valeur le niveau de désinflation.

  19. Posté par Economico le

    Désolé M Schaller mais pour un journaliste économiste de votre qualité, vous faites des raccourcis un peu rapide sur la situation.
    Il est normal que les étrangers soient plus motivés, car le salaire réel est plus important que celui des Suisses. Ils viennent travailler une dizaine d’année pour se constituer un matelas financier et ils peuvent ensuite retourner dans le pays d’origine. Le Suisse avec le même niveau de salaire va vivre juste correctement sans possibilité d’épargne significative! On peut dire ce que l’on veut, mais l’élément du salaire est une source de motivation et il ne faut pas penser en terme de salaire nominal mais réel. Dans le centre de la France avec 200K vous achetez une maison de 200m2 avec piscine alors qu’on Suisse vous n’avez pas un appartement 50m2 dans vieil immeuble. Dans le vote du 9 février, il n’y avait rien contre les étrangers sauf le souhait de la population de mettre fin à ce déséquilibre.

  20. Posté par Philippe le

    Il n’y a aucune raison valable d’engager un étranger plutôt qu’un Suisse…..et devoir en parler me laisse coi.
    La même à voir qu’une initiative doit être lancée pour sauvegarder l’autodétermination du droit Suisse……le tout a l’économie qui a fait le succès de la Suisse, apparemment fait perdre le nord.
    Trop de fric dans ce pays, trop d’investissement étranger, trop petit pays pour une économie si puissante, elle bouffe tout…le paysage, les gens, le pays, les générations futurs, rien ne reste sauf….devoir obéir a son supérieur pour ne pas se retrouver sur la paille…ou payer ses factures….aucune chose qui rendrait le citoyens libre fière et responsable de son pays…..à part bosser comme des cons….en esseyant de satisfaire une productivité sans cesse repoussée……aucune valeur sauf celle de l’argent.

  21. Posté par toyet le

    Oui c’est un peu comme le marché aux esclaves on prend celui qui a de beaux muscles et de belles dents ( un petit lifting monsieur Schaller)? quand aux Suisses enfants gâtés cela est dû a une meilleures répartition de la richesse nationale, mais les patrons genevois préfèrent voir l’argent suisse partir en France.

  22. Posté par Ueli Davel le

    Cher Lafayette, J’ai un grand respect des patrons (d’ici ou d’ailleurs)qui ont fait de la Suisse ce qu’elle est. Mais je n’aime pas ceux qui profitent et en plus ont la gueule grand ouverte. A part Genève il y a aussi le Tessin, ce qui si passe est proprement scandaleux, les Suisses crévent (pollution, pas de job (jeunes et plus agés). Allez voire du côté de Ponte-Tresa le flux et le reflux des fontaliers! Un employé Suisse, n’a aucune chance de travailler l’autre côté de la frontière. Un entrepreneur Suisse n’a aucune chance de vendre, construire quelque chose l’autre côté de la frontière.
    A Genève c’est sûrement tout autrement comme d’habitude! Y en a marre, basta!

  23. Posté par Lafayette le

    @ueli
    « N’ayant pas pu coloniser on s’autocolonise en quelque sorte. » très jolie conclusion, mais n’oublions pas que certains patrons sont aussi issu de l’immigration et ils auraient peut être une raison autre.

  24. Posté par Lafayette le

    Très bon paradoxe du patron, qui doit choisir entre une personne sur-qualifiée qui se contente de dire merci à tout, et un travailleur suisse qui doit couvrir des charges que l’état lui impose comme la norme d’éducation pour ses enfants.
    On devrait aussi avoir le choix de vivre plus librement.

  25. Posté par Ueli Davel le

    Monsieur Scchaller, un peu simpliste votre explication. Les Suisses des tires au cul, des fumistes, les plus de 45 ans: inutilisables, vous les avez oubliés ceux là. A force d’entendre ça, certains sont certainemant pas très motivé. Que fait la gauche pour eux: rien, zéro. La doite pas beaucoup plus malheureusement.
    Enfin le succès de la Suisse et bien peu Suisse? N’ayant pas pu coloniser on s’autocolonise en quelque sorte.

  26. Posté par annik le

    Il n’y a aucune volonté politique en Suisse de baisser l’aide sociale et imposer des contrôles beaucoup plus strictes. Des abus flagrants et bien connus sont à l’ordre du jour. Il est vrai aussi que ce sont très souvent des gens sans aucune formation qui s’installent confortablement dans l’aide sociale parce que en travaillant ils gagneront beaucoup moins. Mais M. Schaller a raison en ce qui concerne l’attitude d’enfants gâtés des Suisses (surtout les jeunes) vis-à-vis d’un éventuel employeur.

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